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Et si, le temps d’une heure, vous transformiez votre jardin en poste d’observation, un peu comme une petite station scientifique à ciel ouvert ? Ce week-end-là, tout le monde en Loire-Atlantique est invité à lever les yeux, tendre l’oreille… et compter. Ce geste tout simple, fait au calme, peut vraiment aider à mieux protéger les oiseaux qui vous entourent.
Le samedi 24 et le dimanche 25 janvier 2026, la Loire-Atlantique vit au rythme du comptage des oiseaux de jardins. Pendant deux jours, habitants, familles, écoles, curieux, tout le monde peut participer. Pas besoin d’être expert, ni d’avoir un grand terrain. Un petit jardin, une cour, un balcon bien placé, ou même un coin de parc public suffit.
Cette opération s’inscrit dans un recensement national. Il y a deux grands rendez-vous dans l’année. Un au printemps, quand les oiseaux se reproduisent. Un en plein hiver, comme ce week-end de janvier, pour suivre les espèces en période d’hivernage.
Sur le département, c’est l’association Bretagne vivante Loire-Atlantique qui coordonne l’opération. Elle recueille les données, répond aux questions, et aide à identifier les espèces les plus fréquentes dans les jardins. Derrière ce week-end a priori ludique, il y a un vrai travail scientifique.
Votre rôle ? Observer. Compter. Puis transmettre vos résultats sur le site bretagne-vivante.org. Chaque participation compte. Même si vous ne voyez que trois mésanges et un merle, ces chiffres ont une valeur pour les spécialistes.
Le principe est simple. Pour que les données soient comparables d’une personne à l’autre et d’une année sur l’autre, il faut des règles communes. C’est pour cela que l’on vous demande de choisir une seule heure d’observation, continue, au cours du week-end.
Une heure, c’est assez long pour voir passer plusieurs espèces. C’est aussi assez court pour que ce ne soit pas décourageant. Vous pouvez choisir le matin, souvent très animé autour des mangeoires, ou en fin d’après-midi. L’important, c’est de rester sur place, attentif, et de noter tout ce qui se présente.
Vous avez un jardin, même petit ? C’est parfait. Installez-vous près d’une mangeoire, d’une haie ou d’un arbre. Les oiseaux y passent régulièrement. Si vous vivez en appartement, un balcon donnant sur des arbres ou une cour arborée peut aussi convenir.
Vous n’avez ni jardin ni balcon ? Vous pouvez vous rendre dans un parc proche de chez vous. Choisissez un coin un peu calme, avec quelques arbres ou buissons. Asseyez-vous, respirez, et laissez venir les oiseaux. Vous verrez, au bout de quelques minutes, le bruit de la ville semble déjà plus loin.
Pour vous aider, voici une petite feuille de route simple à suivre.
1. Choisir le jour et l’heure
2. Préparer votre poste d’observation
3. Compter les oiseaux sans se tromper
4. Envoyer vos résultats
L’opération est aussi ouverte aux établissements scolaires. Les classes peuvent participer le vendredi 23 janvier 2026. C’est une belle occasion d’apprendre différemment, dehors, en observant le vivant.
Les élèves découvrent les espèces les plus fréquentes, comme la mésange charbonnière, le rouge-gorge ou le merle noir. Ils notent, comparent, posent des questions. Cela développe l’attention, la patience, et une vraie sensibilité à la nature.
Vous avez peur de confondre un pinson avec un moineau ? L’association a tout prévu. Une séance d’information et d’initiation est programmée le dimanche 18 janvier 2026 au parc de la Bégraisière, à Saint-Herblain, près de Nantes, de 14 h à 17 h.
Sur place, des animateurs vous montrent les espèces de base à connaître, avec jumelles et explications simples. Vous apprenez à repérer les couleurs du chardonneret élégant, la silhouette du verdier, le comportement parfois nerveux de la mésange. En trois heures, vous prenez confiance, et votre comptage devient plus précis.
En Loire-Atlantique, autour des mangeoires en hiver, certains oiseaux sont presque des habitués. Les reconnaître rend l’observation beaucoup plus plaisante.
Vous n’êtes pas obligé de tout connaître dès le départ. Si vous hésitez, notez ce que vous voyez, les couleurs, la taille, le comportement. Vous pourrez ensuite comparer avec des fiches en ligne ou demander de l’aide à Bretagne vivante.
On pourrait se dire que ce n’est qu’une heure à regarder des oiseaux. En réalité, ce comptage répété chaque année permet de détecter des tendances d’évolution. Certaines espèces augmentent, d’autres diminuent. On repère l’impact des hivers plus doux, des jardins plus fleuris ou au contraire trop minéraux.
Ces informations aident ensuite à orienter des actions de protection, ou à mieux conseiller les particuliers sur l’aménagement de leur jardin. En participant, vous devenez un peu les yeux et les oreilles des scientifiques sur le terrain.
Si cette opération vous donne envie d’aller plus loin, vous pouvez transformer votre jardin en petit refuge. Quelques gestes simples suffisent pour offrir un coin de vie aux oiseaux, surtout en hiver.
Petit à petit, votre extérieur devient un refuge. Et chaque hiver, en janvier, vous pouvez y retourner avec votre carnet pour continuer le suivi.
En Loire-Atlantique, le week-end du 24 et 25 janvier 2026 est une belle occasion de ralentir un peu. Vous observez, vous apprenez, vous participez à un projet collectif, sans quitter votre quartier. Il suffit de choisir votre créneau, préparer un coin confortable, et laisser les oiseaux faire le reste.
Alors, allez-vous compter les oiseaux de votre jardin ou de votre parc préféré cette année ? Votre regard attentif peut vraiment faire la différence.